Coronavirus (COVID-19) : conclure des accords collectifs plus rapidement ?

Coronavirus (COVID-19) : conclure des accords collectifs plus rapidement ?

Pour faire face à l’épidémie de covid-19, le Gouvernement a pris un certain nombre de mesures urgentes, qu’une ordonnance vient compléter, notamment pour remédier aux omissions…

Une procédure accélérée

Jusqu’à l’expiration du délai d’un mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire, les accords collectifs conclus exclusivement pour faire face à l’épidémie de covid-19 font l’objet d’une procédure accélérée. Ainsi :

Pour être étendu(e), en principe, la convention de branche ou l’accord professionnel ne doit pas avoir fait l’objet d’une opposition des organisations patronales dans un délai d’un mois à compter de la publication de l’avis d’extension du ministère du travail paru au journal officiel. Ce délai d’un mois est réduit à 8 jours (dès lors que l’avis n’a pas été publié le 17 avril 2020).

  • pour les accords de branche, le délai d’opposition majoritaire est réduit de 15 jours à 8 jours ;
  • pour les accords d’entreprise :
  • ○ en cas d’accord signé par un (des) syndicat(s) minoritaire(s) ayant recueilli au moins 30 % des voix lors des dernières élections professionnelles, le délai pour demander l’organisation d’un référendum d’entreprise validant l’accord est réduit d’un mois à 8 jours et le délai de 8 jours pendant lequel il est permis aux organisations syndicales de signer à leur tour l’accord pour atteindre le taux de 50 % passe à 5 jours, à l’expiration desquels la consultation peut être organisée ;
  • ○ en cas d’organisation d’un référendum d’entreprise dans une TPE de moins de 11 salariés ou dans une entreprise dont l’effectif habituel est compris entre 11 et 20 salariés, en l’absence de membre élu au comité social et économique (CSE), la consultation du personnel est, en principe, organisée à l’issue d’un délai minimum de 15 jours à compter de la communication à chaque salarié du projet d’accord : ce délai est réduit à 5 jours ;
  • ○ dans les entreprises d’au moins 50 salariés, en l’absence de délégués syndicaux dans l’entreprise ou l’établissement, lorsque l’employeur souhaite négocier, il en informe les élus du CSE, qui, s’ils souhaitent également négocier, doivent le faire savoir dans un délai d’un mois, réduit ici à 8 jours.

Source : Ordonnance n° 2020-428 du 15 avril 2020 portant diverses dispositions sociales pour faire face à l’épidémie de covid-19

Coronavirus (COVID-19) : conclure des accords collectifs plus rapidement ? © Copyright WebLex – 2020

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *